Le cimetière
Primitivement le cimetière entourait l’église et sa superficie n’était que de deux ares quatre-vingt centiares. Il avait alors trois entrées : l’une en face le portail et les deux autres de chaque côté de l’abside.
Près de l’entrée située à gauche se trouvait le terrain réservé aux sépultures des enfants.
En 1774, le curé JOLY répondait ainsi au Questionnaire :
» Autour de l’église, il y a un cimetière non fermé, mais grillé à chaque entrée, ce qui n’empêche pas les bestes d’y entrer et laisser malpropretés – cimetière dont les murs sont en fondoir. «
On continua cependant à y donner la sépulture pendant près d’un siècle.
Vers le mois de février 1864, les habitants de la commune se cotisèrent volontairement en vue d’édifier un nouveau cimetière en dehors du village. Les souscriptions atteignirent vite la somme nécessaire : le terrain fut acheté immédiatement et entouré de murs.
Le 2 novembre 1865, il fut béni solennellement par M. QUERY, grand vicaire, délégué par Monseigneur.
Une note conservée aux Archives communales, donne le compte rendu succinct de cette cérémonie, récit qui se termine ainsi : « …cette procession, pleine de dévotion comme elle était venue, se termina vers la maison du Seigneur, précédée de la Société de nos jeunes musiciens plein de zèle qui, in sono tubœ, faisaient retentir au loin les hymnes inspirés en l’honneur de nos morts. «
L’emplacement du cimetière actuel longe la droite du chemin des Mesneux, à environ 200 mètres du village, et occupe une surface de 12 ares 68 centiares.